Né le 28 février 1987 à Bagnolet (93), Edouard collin passe la première année de sa vie avec ses parents à Maintenon dans l'Eure et Loire. Suite à la séparation de ses parents il part ensuite avec sa mére à Paris jusqu'à l'âge de douze ans. C'est à ce moment là que son père décède et qu'il s'installe chez sa grand-mère maternelle (sa mère préférant partir vivre à Marseille , d'où est originaire sa famille maternelle). Edouard reste à Paris ne voulant pas quitter les cours de théâtre qu'il suit au collège ainsi que dans différents cours ( voir Formation).

" J'ai été dans pas mal de cours, mais aucun ne m'a apporté autant que ceux pris au collège avec mon Professeur Mr Jeannot. Pendant cinq ans, il m'a transmit son amour du théâtre et ses valeurs. Nous jouions deux fois par ans une dizaine de représentations. J'ai comme ça découvert Molière, Prévert, Sartre et beaucoup d'autres. Mr Jeannot me faisait confiance, croyait en moi et surtout avait en lui une infatigable passion du théâtre, des auteurs et des acteurs.C'est cela qui m'a porté et me porte encore. Il a su déclancher la passion que j'avais en moi, en lui donnant de l'importance. Et il me renvoyait l'image du père que je n'avais plus. C'est à partir de ces années là que je suis devenu accro au théâtre."

Sa grand-mère l'élève et le soutient dans sa passion jusqu'à ses seize ans où le besoin d'indépendance prend le pas sur sa vie d'adolescent. Edouard part alors vivre dans une chambre de bonne en haut de l'hôtel des Batignolles, dans le 17éme arrondissement, rue des batignolles.

" J'ai vécu là, d'abord dans une chambre d'à peu près trois mètres carrés et un peu plus tard de sept. Ce n'était pas facile, surtout les premiers temps. Ma chambre était loin d'être luxueuse et les toilettes et la douche étaient à l'étage en dessous, mais je m'y sentais bien, je m'y sentais chez moi. Et puis vivre dans un hôtel faisait très artiste !"

C'est quelque mois après ses dix sept ans qu'il déccroche son 1er rôle dans " Crustacés et Coquillages", il part tourner tout l'été 2004 à Marseille, près de sa mère, qui ayant été actrice plus jeune avait tourné, à peu près au même endroit et avec le même ingénieur du son ( !!!), sa première série télé, avec Marthe Villalonga et Jean-Pierre Darras : "La calanque".

" Olivier Ducastel et Jacques Martineau m'ont offert ma première chance en me donnant un grand rôle alors que je n'avais jamais vu une caméra ! Je ne l'oublierai jamais et leur serai toujours reconnaissant. Ce sont mes deux "papa" de cinema. En ce qui concerne ma mère, elle à pas mal tourné avant ma naissance, avec Vadim notamment ( "Surprise Partie") et j'était fier de commencer là où elle même avait débutée. La sentir proche et fière était un sentiment très fort. Et lorsqu'elle est venue me voir sur le plateau le premier jour de tournage, je me suis sentis, enfin, complètement crédible à ses yeux par rapport au métier que j'avais choisi."



Début septembre 2004, il commence en rentrant à Paris une brillante carrière de négociateur immobilier... Qui s'achèvera trois mois plus tard !

" Rester derrière un bureau et répondre au téléphone à des gens qui vous parlent comme de la merde parce qu'ils vont dépenser un million d'euro dans votre agence , non merci ! Et puis je n'y connaissais rien. Un jour, pour un duplex à un million cinq, je n'ai pas réussi à ouvrir la porte devant l'acheteur, sa femme, son notaire et un autre agent venu visiter celui-ci !"

Il prend part en même temps et ce jusqu'en novembre 2005 à un cours de Théâtre qu'il quittera avec un goût amer. En Janvier 2005, il rencontre Roger Louret grace à l'un de ses meilleurs amis. Le courant passe, il auditionne et entre dans la compagnie du même nom.

" Roger m'a demandé si j'étais chanteur et mon pote à répondu à ma place que j'étais chanteur comédien, moi qui n'avais jamais pris un cours de chant. Roger trouvant drôle que je chante "A Dix huit ans j'ai quitté ma province...", alors que je n'en avais que dix sept m'as embauché. C'était comme un rêve de gamin qui se réalisait. Je regardais, enfant, avec ma grand mère l'émission Les Années Tubes qui entre autre à fait le succès de la compagnie, et me voilà maintenat avec eux sur scène au Zénith de Paris devant quatre mille personnes pour une émission qui réunira plus de six millions de téléspectateurs !"

Emission à laquelle il participera encore en Janvier 2006. Il fait depuis partie de la compagnie à travers différents galas ponctuels dans toute la France.

En Mars 2005, alors que "Crustacés et Coquillages" va bientôt sortir, il est retenu pour jouer dans " Les Irréductibles" qu'il tournera en Avril-Mai 2005. Premier film de Renaud Bertrand, il va jouer aux côtés de Jacques Gamblin, Anne Brochet, Kad Mérad, Rufus, Hélène Vincent et Valérie Kapriski. Le rôle qu'il incarne dans ce film est totalement différent de celui tenu dans son premier film, ce qui lui plait énormément. De plus jouer un rôle ou le rapport père-fils est très important lui apprend beaucoup, lui qui n'a pour ainsi dire jamais pu parler avec son vrai père d'homme à homme. Il prend un plaisir fou à tourner ce film qui sortira dans les salles le 14 Juin 2006.

En Juillet-Aout-Septembre et Octobre 2005 il tourne pour la dernière saison de Madame la Proviseure, le rôle d'un jeune bourgeois antipathique, raciste et homophobe.

" Je tiens à passer par tous les rôles, d'abord pour ne pas m'enfermer mais aussi pour dire aux gens que j'ai envie de tout jouer, je me sens capable d'être tout le monde. Comme je veux avec la compagnie Louret montrer mon désir de ne pas être que comédien, mais artiste complet en pouvant au grès des demandes tout aussi bien danser et chanter."

Pendant le tournage de ce téléfilm, il répète sa première pièce "Coeur Sauvage" qu'il jouera à Paris, au Tango en Octobre et Novembre 2005. L'été sera dur car les deux rôles sont extrèmement différents et le rythme de travail très soutenu. La pièce sera un succès et sortira en DVD en Mars 2006.

" Le théâtre, j'en rêvais, et maintenant que j'en ai fait je rêve d'y retourner. Les gens dans la salle donnent tant de choses dans leur écoute. C'est si bon de les entendre rire, d'être complices avec eux, au point parfois de les voir pleurer. De les sentir proches, de les aimer dans un rapport direct se sentir aimé d'eux même aux applaudissements."

Ce qui tombe bien, car fin avril 2006 il passe des essais pour reprendre le rôle de Loïc dans "Les Amazones". Pièce à succès qui se joue déjà depuis trois ans soit au total 640 représentations. C'est avec Chantal Ladesou, Sonia Dubois, Fiona Gélin, Juliette Meyniac et Olivier Bénard qu'il partagera l'affiche pour cent représentations au Théâtre Rive-Gauche à Paris.

"J'ai vu cette pièce six fois ! J'aime énormément l'auteur Jean-Marie Chevret, c'est d'ailleurs Le Squat, sa première pièce, qui m'a fait découvrir le boulevard en 2001. Cette pièce avec Marthe Mercadier et Claude Gensac a été, avec les pièces de Maillan, un déclancheur pour moi. Avant, j'allais à la Comédie Française, voir des pièces plus classiques. J'aimais ce théâtre, mais Le Boulevard, c'est mon coup de foudre, l'élément qui a très vite donné tout son sens à ma passion. Souvent ce nom de Boulevard est employé de manière péjorative, je ne trouve pas cela justifié. Il y a souvent dans ces pièces dites aussi de Divertissement des études très poussées de la société actuelle. Mais avec le rire en plus ! Et n'oublions pas que le Boulevard du dix-septième siècle était Molière ! Pour moi, le Boulevard est vraiment une appellation noble."

Ce nouveau rôle pour lui est donc le moyen de rentrer en contact avec un univers qu'il aime énormément. Il va être diriger par les metteurs en scènes du le Squat, Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé.

"C'est un de mes meilleurs ami, auteur de Théâtre, metteur en scène et comédien, Jean-Michel Mingasson qui m'a présenté il y à deux ans à Olivier macé à l'issu d'une représentation des Amazones. J'avais demandé à ce dernier de m'auditionner au cas où la pièce se rejoue plus tard, il avait dit oui mais je ne pensais pas que... Eh bien si, parole fut tenue ! Merci à lui et merci également à Jean-Michel sans qui tout cela ne serait pas arrivé !"

Dans le même temps, Edouard passe des essais et rencontre James Huth (réalisteur de "Brice de Nice") pour jouer dans le prochain film du réalisateur qui s'intitulera 'Hellphone". Il tournera donc la journée en parallèle des Amazones tout l'été 2006.

"Hellphone a vraiment été pour moi une expérience hors normes. James est simplement un réalisateur dingue ! Dans ce film, j'interprète Franklin, un méchant, qui ne sait s'exprimer que par la violence... Je n'avais jamais poussé autant la folie d'un personnage. C'était vraiment un tournage de fous !"

Le tournage de ce film la journée et la pièce qu'il joue le soir lui donnent un rythme de vie auquel il n'était pas préparer.

"On m'avait prévenu qu'un tournage plus une pièce cela faisait beaucoup à assumer, je ne l'ai pas cru... J'aurai dû ! Au bout d'une semaine j'était telement fatigué que je m'endormais partout, entre les scène, le matin au maquillage et même entre les prises... Cela dit j'ai cette chance de pouvoir m'endormir partout et dans n'importe quelles circonstances. Quoique... Un dimanche matin, nous tournions plusieurs scènes rue Saint-Jacques où la circulation était coupée pour l'occasion. Les premièrs plans tournés, la seconde assistante réalisatrice m'annonce que je ne suis pas du plan suivant. Parfais, je m'assois alors sur une chaise contre une barrière posée au bord de la chaussé et je m'y endors, une polaire sur le dos. Je fut réveillé une ou deux heures plus tard par des bruits de pas et de personnes qui parlaient autour de moi... On avait rouvert la rue pour aller tourner plus loin ! Personne n'avait voulu me déranger dans mon sommeil et voilà comment je me suis retrouvé coiffé comme un fou, dormant comme un sans abris avec sa polaire devant des centaines de touristes qui passaient en me regardant avec pitiée..."

En ce mois de Juillet, alors qu'il tourne "Hellphone" et joue "Les Amazones", il passe de nouveaux essais pour interpreter Vincent Humbert, jeune tétraplégique dont l'histoire et le livre " Je vous demande le droit de mourir" furent une grande polémique sur le droit à l' eutanasie en France. Il rencontre dans un second temps le réalisateur Marc Angelo et est choisit pour le rôle. C'est pour lui un nouveau défit que ce projet qui lui tient énormément à coeur. Il passera avec ce rôle dans un tout nouveau registre mais c'est aussi la première fois qu'il interprètera un personnage ayant réelement existé.

"Vincent est pour moi un chalenge énorme, d'abord parce que je veux vraiment être crédible dans ce rôle de tétraplégique, mais aussi car je ne veux pas décevoir Marie Humbert, la maman de Vincent, que j'ai rencontré. Et évidemment aussi, pour ne pas décevoir vincent, qui de là haut, doit être heureux de voir son histoire adapté à la télévision. C'est aussi la première fois qu'un rôle me travaille autant... J'en rêve... Et d'avoir rencontré Marie Humbert m'a fait quelque chose d'énorme. Cette femme m'inspire un respect et un courage... Quelle maman formidable ! J'espère vraiment ne pas la decevoir."

Edouard arrête donc "Les Amazones" le 22 septembre pour tourner ce téléfilm produit par TF1 au côté de Florence Pernel qui interprètera sa mère, Marie Humbert

Mais dès le 24 janvier 2007, il reprend le rôle de loïc dans "Les Amazones, trois ans après" au théâtre de la Renaissance. L'équipe reste la même hormis l'arrivée de Marie Sophie L. qui reprend le rôle de Micky et celle de Frederic santos qui jouera Pablo… C'est pour lui un rêve qui se réalise car il montera sur les planches d'un théâtre qui a accueilli entre autre Jacqueline Maillan, Josiane Balasko, Raimu, et qui fut le théâtre ou Sacha Guitry fit ses premiers pas de comédien…

"J'ai hâte que la première arrive, cet endroit est magnifique. Je rêve depuis toujours de jouer dans un théâtre à l'italienne, un théâtre qui dégage une aura de par son histoire. En plus la pièce est super et le rôle vraiment intéressant, il a mûrit… Que demande le peuple ! Je n'en dors déjà plus…"

La pièce se jouera jusqu'au 2 juin 2007. Edouard, ayant d'autres engagements, ne participera pas à la tournée qui suivra à la rentrée prochaine

"Je suis heureux d'avoir joué cette pièce pendant six mois, j'ai beaucoup appris, j'ai un pincement au cœur de ne pas faire la tournée, mais néanmoins, je suis très heureux de partir sur d'autres projets. Je grandis, j'ai envie que mes rôles évoluent… Loïc, je l'ai apprivoisé depuis un an que je le fréquente ! J'ai dernièrement rencontré un metteur en scène, Thierry Harcourt, qui après plusieurs séances de "travail-tests" m'a confié le rôle d'Hamlet. Je ne jouerai pour l'instant la pièce qu'une fois fin juillet pour le festival de Pierre Cardin à Lacoste, mais le travail que demande ce personnage mythique est énorme. J'ai peur et j'ai hâte ! "

Dans cette mise en scène nouvelle du célèbre drame, il sera accompagné sur scène par dix-sept autres comédiens. Le pari de ce spectacle en plein air est audacieux... Malheureusement ,fin Juin 2007, Edouard apprend qu'HAMLET est annulé "faute du budget"...

"Je suis triste mais ce n'est pas grave, dans ce mêtier, les décéptions sont fréquentes mais il ne faut jamais se démonter !! Et magrés cela, travailler le rôle d'HAMLET m'a beaucoup appris"

Il prendra donc, le taureau par les cornes en cet été 2007 et décrochera deux nouveaux rôles. Le premier dans le nouveau projet de Ducastel et martineau "Nés en 68",téléfilm sur les années sida ou Edouard campera un jeune homme séropositif, et l'autre, dans la suite de la série à succées "Clara Sheller".

"Pour cette rentrée, je tourne simultanément deux rôles diamétralements opposés: Un Gogo Dancer déjanté dans "Clara Sheller", et un jeune homme atteint du SIDA plutôt introverti dans "Nés en 68". Ce n'est pas une premiére pour moi ! Ce fut déja le cas pour "Un coeur sauvage" et "Madame la proviseure"... Le défi me plait, j'aime ça !!!!

A suivre ...